Culture Gé : Qu’est-ce qu’un trou blanc ?

par | Sep 27, 2018 | A la Une, Culture Gé | 0 commentaires

L’univers et ses mystères : le trou blanc

Si vous avez suivi un peu les billets précédents dans la rubrique culture Gé, vous avez surement remarqué que plusieurs d’entre eux sont liés à l’univers et ses mystères. Nous avons traité le trou noir super massif, les trous de ver, les voyages dans le temps, etc.

Maintenant s’il existe des trous noirs qui sont finalement admis par la communauté scientifique, existe-t-il leur opposé ? Des trous blancs ?

Qu’est-ce qu’un trou blanc ?

Un trou blanc est un objet théorique susceptible d’exister au sens où il peut être décrit par les lois de la relativité générale (la loi établie par Albert Einstein), mais dont l’existence dans l’Univers n’est absolument pas prouvée. Du moins, pas encore. Troublant non ?

Le concept fut proposé pour la première fois en 1964 mais produisit de nombreuses contestations auprès de la communauté scientifique. N’oublions pas que les avancées scientifiques nous ont prouvé que les trous noirs existaient alors pourquoi pas les trous blancs ?

Il est décrit par certaines solutions mathématiques de type trou noir dans lequel des géodésiques sont issues d’une singularité gravitationnelle ou d’un horizon. Ils forment ainsi le symétrique par rapport au temps… c’est clair non ?

Pour les néophytes (genre le commun des mortels comme moi), cela signifie que si les trous blancs existaient, ils résulteraient d’un transfert de matière. Cette matière, tombée dans un trou noir d’une région de l’univers, se serait déplacée à une vitesse infinie dans une autre région quelconque de l’univers, par l’intermédiaire d’un « pont d’Einstein-Rösen » (ou trou de ver).

Or cela pose un gros problème si on part du postulat de la théorie d’Einstein sur la relativité et qui indique que tout corps pourvu d’une masse ne peut pas se déplacer plus vite que la lumière. Or la matière qui est à l’origine du trou blanc possède bien une masse. Nous devrions alors supposer que de tels ponts n’ont pas les caractéristiques du temps de notre univers familier, puisque la masse se déplacerait plus vite que la vitesse de la lumière. Il y a forcément une des théories qui est fausse ou alors il nous manque encore un élément scientifique pour les faire coexister !

La théorie du trou blanc est la suivante : lorsque la matière émerge à l’autre extrémité du trou de ver, elle se distend soudainement en matière ordinaire.  Elle brille alors d’une énergie irradiée. C’est cette même énergie qui avait été aspirée par le trou noir. Ce que nous obtenons alors, c’est un trou blanc.

Trou blanc, trou noir et trou de ver

Voici un petit schéma pour vous aider à comprendre la place que de chaque trou dans l’univers tels que nous les avons théorisés.